EXTRAITS
Kris-Suite et fin ?...
Un matin, sur les rives glacées,
Tu as cueilli un regard léger,
L'as protégé dans tes désirs oubliés
Un sourire a éclos de tes instants offerts
Une main tendue appelle en ton jardin
Mes joies abandonnées sur un sentier en friche
L'horizon incertain que tu sembles deviner
Deviendra rocailleux, chaotique
À marquer d'un trait noir et amer
Ce panorama hésitant,
Tu lances sur le temps la foudre de tes tourments.
D'un orage passager souvent naît l'azur
Love toi dans ce présent douillet
Caresse le sable blanc de cette plage désertée
Laisse le vent dessiner tes fantaisies.
Une fleur danse
Le long des accords sublimes (sublime désaccord)
Plonger la main dans un tronc mort
Sentir la sève figée.
Le temps fléchit.
Écoute les mirages couler sur tes seins,
Perler en vaines gouttelettes sur ton ventre chaleureux.
Tu les reconnais?
Amuse-toi des craintes du garçon que tu puises.
Enveloppe-le au fond de tes vœux.
Aspire ce feu, dévore cette ombre
Contiens-le dans ta joie...
Un jour
Un jour, tu sauras…
Un jour, tu verras ce murmure dans mes mains.
Peut-être, ce jour-là, diras-tu que je suis fou…
Tu es ancrée dans mes cieux,
Tu ondules mes désirs.
Tu ne perçois pas encore le flou
Que tu poses sur ma vie.
Je veux préserver ce moment enfantin d’espoir fragile,
Qui nourrit mon dessein d’éclore dans tes songes.
Je m’enivre de tes mots.
Ton visage irradie cette histoire que j’invente.
J’en rêve un peu, je l’aime passionnément, je n’y crois pas du tout…
La lame, qui transperce cette toile que j’ai peinte, me fait mal…
J’aurais bien aimé que tu termines ce chef d’œuvre.
Mais que peux-tu faire, puisque tu ignores tout ?
Texte publié dans l' "Anthologie Poétique de Flammes vives 2009 Volume 1", Préface de Jean
Aubert
La longue dame
La longue dame en noir a touché mes ailes
J’ai bu son parfum de soleil
Enfant transi de lumière éternelle
Je marche au-dedans de ses merveilles.
Immoral sentiment de liberté
Inévitable sensation d’emprisonnement
Mon âme est froissée et ta senteur d’été...
...Je t’attends...
Texte publié dans l' "Anthologie Poétique de Flammes vives 2009 Volume 4", Préface de Jean Aubert
EXTRAIT:
"Il fait chaud ce soir; un soir d'hiver où tout est lourd, moite. Un de ces soirs qui fait que l'on se sent macérer dans les restes d'une passion lointaine.
Dissout dans la frénésie d'outre-moi, je sue et je perle... Je me répands en bulles salées sur ce sofa.
Ça y est, je me suis oublié et je plane entre des souvenirs déchirés. Le courant m'emporte et j'élabore sans tactique, je dessine à l'aveugle mes gelures profondes.
...
L'instant glisse et se perd dans tes soupirs.
Il a suffi d'un geste
Et ce bouquet d'émotions s'est mû
En une explosion de sens.
Tu marches, sans-souci, une larme rubis au bord du regard.
Inconstante essoreuse de frissons,
Tu t'éloignes, paisible...
Belle et calme dérive vers cette échéance aride.
Une prière d'infini dans un souffle d'agonie ."
Tous droits réservés. Copyrights SAÏD Sylvain © 2010
Lettre à l’astrogyne ...
Sans aucune source à laquelle me rafraîchir, je me fonds dans des transes humides et je cherche le sourire qui me dira que tu ne t’enfuis pas au fond de ta nuit.
Tu es prête à me prendre mais tu sens un parfum qui t’effraie. Tu oublies déjà le soleil de tes mains posées sur mes sens inédits. Tu m’as bercé dans tes ondes enflammées de douceur sans
limites, irradiant sans contexte mes turbulences internes.
Que fais-tu ? Blottie-toi simplement dans la fleur de mes émotions précoces et n’oublie pas l’enfant qui réclame la lueur de tes caresses.
J’étais terrifié par ton silence… et maintenant par le vide.
Je n’oublie pas ; je me cache dans le sommeil.
Viens me réveiller...un jour.
Je ...Non, rien ! Je ne sais pas, je n’entends déjà plus le monde. Il est loin, très loin.
Quand j’ouvrirai les yeux, si tu es là, essaie de m’accrocher à ton sourire...
Texte publié dans le recueil "Variations sur le thème de l'espoir: Poèmes par les meilleurs concurrents des Flammes vives de la poésie 2008"
Rêve
Une pluie leste étale sa peine sur mes épaules frêles ce matin.
Mes pas sont lourds, mes songes légers.
J’ai pas envie de rentrer…
Je cherche encore cette odeur de misère
Qui avait, autrefois, nourri mes pensées
Le calme de l’aurore funèbre
Inonde doucement mes paupières embuées.
Tremblements et brouillard ornent mon silence.
Il fait frais et je suis en retard
Au rendez-vous avec le spectre de nos folies.
Tu m’affoles et j’ai peur de ne plus éclairer ton intime et tes nuits
Et tes peurs et…
Je rêve…
Tous droits réservés. Copyrights SAÏD Sylvain © 2008











